C’est officiel : le permis est désormais retirer à tous les automobilistes qui font cette infraction quotidienne, voici le département concerné

Depuis octobre 2025, l’usage du téléphone au volant franchit un nouveau cap en France. Oubliez la simple amende ou le retrait de points pour cette faute banale au volant. Désormais, sortir son smartphone en conduisant pourra entraîner la perte immédiate du permis de conduire. Cette décision, portée par Gilles Clavreul, préfet des Landes, répond à la nécessité de créer un véritable « choc des consciences » et de replacer la sécurité routière au centre des priorités nationales.

Pourquoi agir aussi fermement contre l’usage du téléphone au volant ?

Au fil des années, le téléphone portable s’est imposé comme un accessoire omniprésent chez les automobilistes. Pourtant, ce geste qui semble anodin n’est plus vu comme une simple distraction : il constitue désormais une infraction routière majeure. Les autorités rappellent que près d’un quart des accidents corporels recensés en 2023 étaient dus à la distraction numérique, soit environ 390 décès sur les routes françaises.

Ces chiffres mettent en évidence l’insuffisance des sanctions précédentes. Malgré des risques largement connus, 80 % des conducteurs admettent encore utiliser leur smartphone en conduisant, qu’il s’agisse d’appels, de GPS, de SMS ou de notifications. Face à cette réalité, le renforcement des mesures était devenu inévitable pour endiguer le fléau.

Quels changements pour les automobilistes dès octobre 2025 ?

Depuis l’automne 2025 dans les Landes, l’article 224-7 du Code de la route prévoit que l’usage du téléphone au volant pourra entraîner une sanction immédiate : la suspension du permis de conduire pour une durée pouvant aller jusqu’à six mois. Cette procédure sera appliquée sans délai, avec beaucoup moins de tolérance qu’auparavant. Il ne s’agira donc plus simplement de verbaliser, mais bien de retirer immédiatement le permis après la constatation de l’infraction.

Ce changement radical vise à provoquer un électrochoc parmi les usagers de la route. Le message est limpide : aucun appel ni message n’a assez d’importance pour risquer sa vie ou celle des autres. La suspension du permis devient ainsi un levier fort pour renforcer la sécurité sur le réseau routier.

Quelles étapes avant une suspension automatique ?

Pour autant, les autorités souhaitent instaurer une phase pédagogique avant d’en venir à la suspension ferme du permis. Dès octobre, une période d’expérimentation prévoit qu’en cas de première infraction, les contrevenants recevront un avertissement préfectoral. Ce courrier soulignera la gravité de l’acte et son impact sur la sécurité routière.

Si cela ne suffit pas à changer les comportements, toute récidive entraînera automatiquement la suspension du permis de conduire. Cette approche combine campagne de sensibilisation et menace concrète, espérant provoquer une réelle évolution des pratiques au volant.

Comment s’organise la campagne de sensibilisation ?

En parallèle du durcissement des sanctions, une campagne de sensibilisation d’envergure accompagnera ces nouvelles règles. Elle s’appuiera sur des témoignages poignants de victimes et des statistiques percutantes autour des infractions routières liées à la distraction numérique.

L’objectif affiché s’inspire de la lutte contre l’alcool au volant : multiplier les supports – spots radio, affichage public, interventions scolaires – pour rappeler qu’une erreur banale au volant peut avoir des conséquences dramatiques et n’est plus tolérée dès lors qu’elle met autrui en danger.

Quels impacts attendus sur la sécurité routière ?

Le gouvernement espère un effet immédiat sur la prise de conscience collective. L’ambition est claire : réduire significativement le nombre d’accidents dus à la distraction numérique grâce à la menace d’une sanction immédiate et dissuasive.

L’expérience montre que ce type de mesures peut fonctionner. Les campagnes contre l’alcool ou la vitesse excessive ont déjà prouvé qu’un mélange de sanction forte et de sensibilisation pouvait modifier durablement les comportements des automobilistes.

Quels arguments avancent les partisans et détracteurs ?

Les défenseurs de cette politique affirment qu’un changement radical des habitudes est indispensable pour améliorer la sécurité routière. Selon eux, la crainte de perdre son permis incitera chacun à reconsidérer l’urgence d’utiliser son smartphone en conduisant.

Les opposants, eux, jugent la mesure trop sévère et craignent des abus administratifs ou des difficultés pour ceux qui ont besoin de leur véhicule professionnellement. Ils réclament aussi davantage de pédagogie et un renforcement des contrôles plutôt qu’une sanction systématique jugée arbitraire.

Quelles autres infractions pourraient être concernées à l’avenir ?

L’exemple de l’usage du téléphone au volant pourrait ouvrir la voie à des sanctions similaires pour d’autres comportements dangereux : dépassements non autorisés, non-respect des distances de sécurité, absence de ceinture… Toute infraction routière aujourd’hui considérée comme mineure mais présentant un risque sérieux pourrait demain justifier la suspension du permis.

Ainsi, la stratégie adoptée place la prévention et la responsabilisation au cœur de la gestion de la sécurité routière pour les années à venir.

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