Le monde de l’épargne réglementée vient d’encaisser un nouveau coup de tonnerre : dès le 1er février 2026, la rémunération du livret a passera de 1,7 % à 1,5 %. Cette décision, validée par Roland Lescure après concertation avec la Banque de France, risque fort de modifier les habitudes de milliers d’épargnants. Beaucoup se demandent déjà si la décollecte observée en 2025 va s’aggraver et quelle place les autres solutions comme le pel ou le lep prendront désormais. Entre quête de meilleurs rendements et adaptation aux nouvelles règles du jeu, l’équilibre de l’épargne réglementée semble plus fragile que jamais.
Pourquoi la baisse du taux du livret a intervient-elle en 2026 ?
La principale raison avancée pour cette nouvelle baisse des taux du livret a reste la chute spectaculaire de l’inflation. En décembre 2025, cette dernière est retombée à 0,8 % sur un an. Un niveau bien éloigné des pics observés ces dernières années, ce qui pousse mécaniquement la formule réglementaire à revoir le rendement à la baisse.
La Banque de France veille au respect strict de cette méthode de calcul. Si elle avait temporairement laissé un taux supérieur à l’inflation, c’est aujourd’hui l’application stricte de la formule réglementaire qui s’impose. Ce choix peut sembler logique tout en étant difficilement acceptable pour le portefeuille de nombreux épargnants attachés à la sécurité du livret a. L’ajustement ramène ainsi le taux à son plus bas niveau depuis 2022, réduisant l’attractivité du produit face à d’autres supports comme l’assurance-vie.
Quels sont les effets concrets pour les détenteurs de livret a ?
Dès l’annonce officielle de cette nouvelle rémunération, beaucoup craignent de voir s’accélérer la décollecte enregistrée en 2025. Il faut rappeler que depuis plusieurs trimestres, l’attrait du livret a diminue face à la stagnation des intérêts perçus. Cette tendance pourrait donc connaître un rebond négatif dans les mois suivant la baisse effective. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce qu’il peut arriver lorsque le plafond d’un compte livret A est atteint, consultez ce témoignage sur l’atteinte du plafond du Livret A.
L’attractivité du produit en pâtit d’autant plus que d’autres solutions rivalisent aujourd’hui avec lui. L’assurance-vie, mais aussi certains livrets bancaires non réglementés, font valoir leur capacité à offrir des rendements plus élevés, même avec une prise de risque mesurée. Les ménages les mieux informés n’hésitent pas à déplacer progressivement leur épargne vers ces supports jugés plus compétitifs.
Comment évoluent les autres produits d’épargne réglementée ?
Cette baisse du taux du livret a entraîne également celle du LDDS, aligné à 1,5 %, ce qui réduit encore davantage l’offre attractive pour ceux qui cherchent à placer leurs économies sans risque particulier. Toutefois, certains produits échappent à cette tendance baissière et continuent de tirer leur épingle du jeu.
Le pel échappe à la baisse des taux
Alors que quasiment toute l’épargne réglementée subit la pression de la baisse des taux, un seul placement tire son épingle du jeu : le PEL. Son taux grimpe exceptionnellement à 2 % et marque une rupture évidente avec la tendance actuelle. Ce rendement plus favorable attire évidemment l’attention de ceux qui souhaitent allier sécurité et performance minimale.
En choisissant de revaloriser uniquement le pel, les autorités semblent envoyer un message particulier aux futurs acheteurs immobiliers ou à celles et ceux désirant diversifier leurs placements sans sacrifier la garantie du capital. Une opportunité que certains pourraient saisir afin d’amortir l’impact de la réforme sur le livret a.
Le lep maintient un rendement élevé
Autre acteur majeur toujours épargné jusqu’ici par la baisse générale des taux : le LEP. Réservé aux foyers modestes, il conserve une rémunération attractive de 2,5 %, soit nettement supérieure à celle du livret a ou du ldds. Pour beaucoup, le lep devient ainsi le refuge ultime pour préserver une partie de leur pouvoir d’achat face à la diminution croissante des rendements disponibles ailleurs.
Même si ses conditions d’accès limitent son rayonnement, la stabilité du lep contribue à rééquilibrer partiellement l’offre d’épargne réglementée. Sa présence demeure essentielle surtout lorsque l’on mesure combien la confiance dans l’ensemble des produits classiques peut être fragilisée par une telle vague de baisses.
La décollecte menace-t-elle davantage le livret a et le ldds ?
Avec un taux ramené à 1,5 %, le risque de voir grossir la décollecte plane clairement sur le livret a. Déjà, en 2025, de nombreux particuliers ont commencé à retirer leurs économies préférant confier leur argent à d’autres produits, parfois plus dynamiques. Le ldds suit inévitablement la même pente puisqu’il est directement indexé sur le principe de rémunération du livret a.
Du côté des banques, cet effet domino ne passe pas inaperçu. La moindre collecte se traduit par une baisse de liquidités mobilisables par les établissements financiers, qui doivent alors adapter leur gestion quotidienne. Dans ce contexte, chaque point de taux perdu accroît la tentation de privilégier des placements offrant plus de liberté ou une meilleure participation aux marchés financiers.





